Traditions et institutions

Sociétés de masques, musique et danse, funérailles célébrées comme des fêtes, spiritualité et institutions sociales : un aperçu documenté des pratiques culturelles bamiléké, dans toute leur diversité selon les fondoms.

Note de respect culturel

Certains masques et rites liés au Kwifon relèvent d'un savoir réservé. Cette page ne présente que ce que documente l'ethnographie académique et ne révèle aucun détail ésotérique. Ne photographiez ni ne publiez d'images de sociétés masquées sans l'autorisation du Fon ou des notables compétents.

Sociétés de masques et mascarades

Masque-éléphant perlé de la société Kuosi, avec panneaux frontaux et oreilles circulaires

La société Kuosi (ou Kosi), associée au Kwifon dans certains fondoms, est célèbre pour son masque-éléphant (aka) : une cagoule d'étoffe entièrement brodée de perles de verre, aux deux grandes « oreilles » plates et aux longs panneaux évoquant la trompe. Des œillets perlés permettent au porteur de voir. Le masque sort lors de la danse de l'éléphant (tso), aux cérémonies biannuelles, célébrations publiques, rites d'initiation et funérailles des membres de la société.

L'éléphant symbolise le pouvoir royal ; le masque marque le rang, l'autorité de justice et l'identité ancestrale. Les motifs perlés reprennent souvent le triangle isocèle, écho du pelage du léopard — autre grand symbole royal. D'autres masques existent à travers les fondoms : masques faciaux de bois sculpté (visages humains, cervidés, figures à deux faces), masques perlés ornés de cauris, masques de sociétés de danse comme le Nkougan du royaume de Bamana, porté par des cavaliers masqués aux coiffures ancestrales tressées, ou encore masques de danses guerrières.

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